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Savez-vous Clairement Qui Vous Êtes ?

Pas si vous vous aimez - si l'image est nette

5 min 15 questions

Les psychologues distinguent deux questions que l'on confond souvent : à quel point vous vous voyez positivement, et à quel point clairement. On peut avoir une bonne opinion de soi et sentir pourtant son image bouger à chaque humeur, chaque nouveau groupe d'amis, chaque remarque. Ce test s'intéresse à la seconde question : la netteté, la stabilité et la cohérence de l'image que vous avez de vous.

Avant de commencer Il n'y a pas de bonne réponse. Choisissez ce qui est habituellement vrai pour vous, pas ce qui sonne le mieux.

Répondez sur ce que vous avez été cette dernière année environ, pas sur une seule bonne ou mauvaise semaine.

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Ce qu'il mesure

La clarté du concept de soi : la netteté et l'assurance avec lesquelles vous pouvez vous définir. À côté, deux idées proches issues de la même recherche : si cette image tient dans le temps, et si elle reste la même d'un rôle à l'autre dans votre vie. Ce n'est ni l'estime de soi (combien vous aimez ce que vous voyez) ni l'autosurveillance (combien vous ajustez votre conduite au public).

Basé sur: Self-Concept Clarity Scale (Campbell et al., 1996)

Résultats possibles

Clarté du concept de soi

La netteté et l'assurance avec lesquelles vous pouvez dire comment vous êtes.

Stabilité dans le temps

Si votre vision de vous tient d'une semaine ou d'une année à l'autre.

Cohérence entre les rôles

Si vous vous sentez la même personne au travail, chez vous et entre amis.

Questions fréquentes

La clarté du concept de soi est-elle la même chose que l'estime de soi ?

Non, même si elles sont liées. L'estime de soi, c'est à quel point vous vous jugez positivement ; la clarté, c'est à quel point vous pouvez vous décrire nettement et de façon cohérente. Les travaux de Campbell ont montré que les personnes à faible estime de soi avaient aussi une image d'elles moins claire, mais les deux peuvent diverger : on peut être sûr de ce qu'on est sans aimer particulièrement ce qu'on voit.

Est-ce grave d'être différent selon les gens ?

Ajuster son ton et sa conduite au contexte relève d'une compétence sociale normale. La recherche sur le soi divisé portait sur autre chose : des personnes qui voient leurs propres traits changer beaucoup d'un rôle à l'autre. Ce schéma allait en moyenne avec une moins bonne adaptation, mais les études sont corrélationnelles, et une situation de vie difficile peut le produire aussi bien qu'en découler.

La clarté du concept de soi peut-elle changer ?

Oui. Elle a tendance à baisser pendant les transitions - quitter le foyer, un divorce, la retraite, changer de pays - et à remonter à mesure que de nouvelles routines s'installent. Il est plausible qu'elle baisse aussi après une rupture, quand une part de qui vous étiez était partagée avec quelqu'un, même si ce cas précis est moins étudié que les transitions en général. La clarté revient surtout par de nouveaux engagements et expériences, plus que par l'introspection seule.

Sources

  • Campbell, J. D., Trapnell, P. D., Heine, S. J., Katz, I. M., Lavallee, L. F., & Lehman, D. R. (1996). Self-concept clarity: Measurement, personality correlates, and cultural boundaries. Journal of Personality and Social Psychology. doi:10.1037/0022-3514.70.1.141
  • Campbell, J. D. (1990). Self-esteem and clarity of the self-concept. Journal of Personality and Social Psychology. doi:10.1037/0022-3514.59.3.538
  • Donahue, E. M., Robins, R. W., Roberts, B. W., & John, O. P. (1993). The divided self: Concurrent and longitudinal effects of psychological adjustment and social roles on self-concept differentiation. Journal of Personality and Social Psychology. doi:10.1037/0022-3514.64.5.834

Une note honnête Les affirmations sont une formulation propre à Quinthea adaptée de la Self-Concept Clarity Scale ; les scores ne sont donc pas comparables aux normes publiées. Seule la première barre correspond à cette échelle à score unique ; les deux autres sont des construits voisins, pas des facteurs validés. L'étude d'origine a trouvé moins de clarté chez des étudiants japonais que canadiens : l'idéal d'un soi fixe est en partie culturel. Ce n'est pas un diagnostic ; si ne pas savoir qui vous êtes vous fait souffrir, parlez-en à un psychologue.